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Société

Drame au Festival de Cannes : Martoni ne bluffait pas

CANNES – Le festival de Cannes a été endeuillé hier après le drame de la prise d’otage au sein du Palais du Festival. Après avoir pris en otage une attachée de presse, le politicien véreux Jean-Paul Martoni a tiré à plusieurs reprises sur le commissaire qui tentait de l’arrêter, le blessant sérieusement. Récit exclusif.

Publié le

 mar 


Le drame aurait-il pu être évité ? Cette question était sur toutes les lèvres encore ce matin à Cannes, où le célèbre festival du film a vécu son premier drame. Jean-Paul Martoni,  petit politicien véreux suspecté de l’assassinat d’un député, a pris en otage une jeune attachée de presse alors qu’il tentait d’échapper à la police. Très vite cerné, un semblant de négociations a alors commencé. « J’étais persuadé qu’il bluffait pas » a confié Serge Karamazov, aucun lien, agent de sécurité chargé de la protection de la victime, Mlle Deray. « Nous avons fait tout ce qui était possible. Moi j’étais persuadé qu’il bluffait » a estimé de son côté le commissaire Bialès.

Soupçonné d’avoir commandité l’assassinat d’un député opposé à ses projets immobiliers, Jean-Paul Martoni était activement recherché depuis plusieurs jours à Cannes et dans sa région. Il a finalement été localisé hier soir aux abords du Palais du Festival. Selon certaines sources, il aurait réussi à infiltrer l’important cordon de sécurité. C’est en tentant d’échapper aux policiers qu’il a pris en otage Mlle Deray. Alors que les négociations étaient en cours, un premier coup de feu est parti, blessant le commissaire Bialès.

« L’individu a tenté de nous menacer mes hommes et moi. Nous avons commencé à négocier. Nous avons pensé qu’il bluffait » explique le commissaire. Dans un geste de démence et pour prouver ses dires, l’individu tire une première puis une seconde fois, touchant le commissaire aux genoux « C’est là que j’ai compris que j’avais raison, qu’il bluffait pas. Mais j’avais voté qu’il bluffait pas, donc ça va » raconte l’agent de sécurité Serge Karamazov. Une analyse confirmée par  l’expertise balistique. Il est clair et certain que Martoni ne bluffait pas. « Cela aurait pu être grave, bien plus grave ». Profitant de la confusion, l’individu est alors assommé par un courageux projectionniste. « Nous pensions qu’il ne pouvait plus rien nous arriver maintenant mais Martoni a alors abattu ce héros d’une balle dans le dos » raconte, choquée, Odile Deray.

Immédiatement arrêté et incarcéré, Jean-Paul Martoni devrait être mis en examen pour homicide volontaire. Opéré rapidement, le commissaire Bialès ne devrait pas souffrir de séquelles.  Simon Jérémi,  un acteur qui s’est trouvé brièvement au cœur du drame, a pour sa part déclaré qu’il était super content. À Cannes, on espère désormais tourner rapidement la page et reparler cinéma.


La Rédaction

Illustration: La Cité de la Peur / DR
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