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Société

Yann-Arthus Bertrand passe un drone à tabac qu’il accuse de voler son travail

C’est une polémique dont Yann-Arthus Bertrand, connu pour ses clichés « vus du ciel », se serait bien passé. Hier soir, le célèbre photographe a passé la nuit en garde à vue au commissariat du VIIème arrondissement de Paris après avoir roué de coups un drone qu’il accusait de « voler son travail ».

Publié le

 mar 


Remis en liberté ce matin, l’artiste plaide la légitime défense : « Quand je vois un drone survoler nos paysages pour en prendre des clichés, comment devrais-je le prendre si ce n’est comme une provocation ? Qu’ils se contentent de travailler pour l’armée. Est-ce que moi, quand je suis dans le ciel, je lâche des missiles sur des populations ? »

Selon la reconstitution de la police, la victime aurait été abattue à l’aide d’une carabine à plomb alors qu’elle survolait le jardin de Yann-Arthus Bertrand, avant d’être violentée pendant de longues minutes : « Comme les drones sont de plus en plus solides je me suis mis au krav maga. Mon prof m’a conseillé de les frapper directement dans la batterie. Je confirme, c’est efficace. » En effet, les médecins ont annoncé que le pronostic vital du drone était engagé.

Le mois dernier, Yann-Arthus Bertrand avait déjà lancé avec des collègues la MAD (Milice Anti Drone), une association qui chasse les drones au-dessus de la capitale, du haut de la tour Montparnasse, équipée de fusils sniper. Le photographe précise néanmoins mener un combat au quotidien : « Il faut sans cesse être vigilant face aux usurpateurs qui prennent des photos vues du ciel. Un jour, en avion, j’ai tenté d’étouffer mon voisin qui venait de prendre une photo à travers le hublot. »

Photo: By Erwan Sourget (http://www.yannarthusbertrand.org) [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

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