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Loisirs

L’homme qui laisse son téléphone en mode « sonnerie » confirme sa présence dans un maximum de cinémas l’an prochain

Il s’était mis en retrait durant cette période difficile, mais le voilà de retour plus motivé que jamais pour 2016. Christophe Longo, 45 ans, écume depuis près de 20 ans les cinémas de France avec pour seul outil son téléphone portable, et une furieuse envie d’emmerder le monde.

Publié le

 mar 


 

Sa spécialité : laisser son téléphone allumé en mode « sonnerie » lorsqu’il se rend dans les salles obscures. « L’idée est de déranger les spectateurs pendant le rare moment de détente et de culture qu’ils s’accordent dans la semaine » explique-t-il fièrement.

Pour ce faire, Christophe utilise une technique bien particulière : lorsque le film commence, il saisit son téléphone et programme plusieurs alarmes aux moments-clés de l’intrigue, comme pendant les scènes de suspense et les dialogues importants. « C’est avant tout une passion » précise-t-il. « C’est une activité qui rapporte peu, mais d’entendre les gens râler ou soupirer dans la salle, ça vaut tout l’or du monde. »

Ambitieux, le quadragénaire n’entend pas s’arrêter là et souhaite développer son activité : « Quand j’ai commencé, j’emmerdais une dizaine de personnes dans la banlieue de Bordeaux. Aujourd’hui, je suis présent dans la plupart des multiplexes du Sud Ouest. Mais cette année, mon objectif est de faire chier la France entière. » nous confie-t-il, rêveur.

Autodidacte

Aujourd’hui, Christophe Longo, c’est plus de 67 salles investies, 12 400 sonneries, et près d’un million de spectateurs emmerdés par an. Des chiffres qui font envie, à tel point que plusieurs entreprises du service public ont déjà sollicité ses conseils en matière d’emmerdement à grande échelle. C’est le cas notamment de la SNCF, pour augmenter la pénibilité de ses grèves, ou encore des préfectures françaises qui cherchent un moyen de complexifier leurs procédures administratives.

Si Christophe se dit « intéressé par ces projets », il ne devrait pas y collaborer dans l’immédiat, préférant se concentrer d’abord sur son domaine de prédilection. Interrogé sur les raisons de son succès, il répond d’ailleurs avec une sagesse qui force le respect: « Nous avons tous un don pour rendre un peu plus chiante l’existence de notre voisin, il suffit de le trouver. Certains choisissent la finance ou la politique, moi, mon truc, c’est le cinéma. ».

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